L’investissement immobilier - Le Code civil du
Québec, partie 3
Investir
dans un immeuble à revenus comporte diverses obligations mais
également des droits. Voici quelques articles forts importants du Code civil du Québec à
retenir lorsque l’on envisage de devenir investisseur immobilier.
Respect de la Charte canadienne des droits et libertés
Cc. Art. 1899. Le locateur
ne peut refuser de consentir un bail à une personne, refuser de la
maintenir dans ses droits ou lui imposer des conditions plus onéreuses
pour le seul motif qu'elle est enceinte ou qu'elle a un ou plusieurs enfants,
à moins que son refus ne soit justifié par les dimensions du
logement; il ne peut, non plus, agir ainsi pour le seul motif que cette
personne a exercé un droit qui lui est accordé en vertu du
présent chapitre ou en vertu de la Loi sur la Régie du logement.
Il peut
être attribué des dommages-intérêts punitifs en cas
de violation de cette disposition.
Cc. Art. 1920. Le nombre
d'occupants d'un logement doit être tel qu'il permet à chacun de
vivre dans des conditions normales de confort et de salubrité.
Cc. Art. 1930. Le locataire
qui avise le locateur de la non-reconduction du bail ou de sa
résiliation est tenu de permettre la visite du logement et l'affichage,
dès qu'il a donné cet avis.
Le droit au maintien dans les lieux
Cc. Art. 1886.
L'aliénation volontaire ou forcée du bien loué, de
même que l'extinction du titre du locateur pour toute autre cause, ne met
pas fin de plein droit au bail.
Cc. Art. 1887.
L'acquéreur ou celui qui bénéficie de l'extinction
du titre peut résilier le bail à durée
indéterminée en suivant les règles ordinaires de
résiliation prévues à la présente section.
S'il s'agit
d'un bail immobilier à durée fixe et qu'il reste à courir
plus de 12 mois à compter de l'aliénation ou de l'extinction du
titre, il peut le résilier à l'expiration de ces 12 mois en
donnant par écrit un préavis de six mois au locataire. Si le bail
a été inscrit au bureau de la publicité des droits avant
que l'ait été l'acte d'aliénation ou l'acte à
l'origine de l'extinction du titre, il ne peut résilier le bail.
S'il s'agit
d'un bail mobilier à durée fixe, l'avis est d'un mois.
Cc. Art. 1937.
L'aliénation volontaire ou forcée d'un immeuble comportant
un logement, ou l'extinction du titre du locateur, ne permet pas au nouveau
locateur de résilier le bail. Celui-ci est continué et peut
être reconduit comme tout autre bail.
Le nouveau
locateur a, envers le locataire, les droits et obligations résultant du
bail.
Cc. Art. 1941. Le locataire
qui a droit au maintien dans les lieux a droit à la reconduction de
plein droit du bail à durée fixe lorsque celui-ci prend fin.
Le bail est,
à son terme, reconduit aux mêmes conditions et pour la même
durée ou, si la durée du bail initial excède 12 mois, pour
une durée de 12 mois. Les parties peuvent, cependant, convenir d'un
terme de reconduction différent.
La reprise d’un logement
Cc. Art. 1957. Le locateur
d'un logement, s'il en est le propriétaire, peut le reprendre pour
l'habiter lui-même ou y loger ses ascendants ou descendants au premier
degré, ou tout autre parent ou allié dont il est le principal
soutien.
Il peut
aussi le reprendre pour y loger un conjoint dont il demeure le principal
soutien après la séparation de corps, le divorce ou la
dissolution de l'union civile.
Cc. Art. 1959. Le locateur
d'un logement peut en évincer le locataire pour subdiviser le logement,
l'agrandir substantiellement ou en changer l'affectation.
Cc. Art. 1960. Le locateur
qui désire reprendre le logement ou évincer le locataire doit
aviser celui-ci, au moins six mois avant l'expiration du bail à
durée fixe; si la durée du bail est de six mois ou moins, l'avis
est d'un mois.
Toutefois,
lorsque le bail est à durée indéterminée, l'avis
doit être donné six mois avant la date de la reprise ou de
l'éviction.
Cc. Art. 1965. Le locateur
doit payer au locataire évincé une indemnité de trois mois
de loyer et des frais raisonnables de déménagement. Si le
locataire considère que le préjudice qu'il subit justifie des
dommages-intérêts plus élevés, il peut s'adresser au
tribunal pour en faire fixer le montant.
L'indemnité
est payable à l'expiration du bail et les frais de
déménagement le sont, sur présentation de pièces
justificatives.
Note : cette minute immobilière
n’est pas une interprétation juridique du Code civil du Québec ; elle
représente uniquement une présentation de l’auteur.
Robert Robillard, MBA, M.Sc.
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