Le cycle de
l’investissement immobilier – Le sommet
Il est très difficile et
généralement hasardeux d’investir en immobilier avec un
horizon de court terme (moins de 5 ans). C’est que le cycle immobilier
est souvent imprévisible.
Certains prétendront qu’il est
essentiel d’acheter à bas prix, que le prix payé est
la variable la plus importante de l’investissement immobilier
réussi. D’autres suggèreront plutôt que la
qualité du financement obtenu est ce qui importe avant tout dans la
mesure où les coûts d’endettement, dans une structure de
financement conventionnelle, représenteront plus de 40 % des
dépenses avant considérations fiscales. Un troisième
groupe d’experts accordent l’importance à la qualité
intrinsèque de l’immeuble et des locataires. Enfin, on entend
souvent dire que le plus important, c’est la situation
géographique de l’immeuble.
Quelle que soit l’école de
pensée qui vous inspire, mieux vaut savoir où l’on se situe
dans le cycle immobilier afin de comprendre, à défaut de
prévoir, ce que les années à venir réservent tant
en termes de prix, d’inflation des dépenses d’exploitation
que des coûts anticipés du financement. Comme pour tout cycle, le
cycle immobilier se compose de ses hauts (les sommets) et ses bas (les
creux). Nous allons explorer ensemble le sommet du cycle immobilier. Quels sont
les signes qui ne trompent pas ?
Économie.
L'économie
est de nouveau en croissance. Les taux d'intérêts sont en baisse
tout comme le chômage. De façon générale,
l'inflation est également en baisse et les perspectives de croissance
économique sont fort positives à moyen terme. Les rendements
boursiers s’améliorent progressivement. Les coûts d'emprunt
hypothécaire sont plutôt bas et donc relativement favorables aux
acheteurs et investisseurs. Plusieurs locataires deviennent ainsi
propriétaires grâce à des mises de fonds propres de
5 % à 10 %.
Marché
immobilier résidentiel. Les propriétés commencent à devenir plus
« chères ». Bien souvent, les évaluations municipales
ne représentent plus exactement les valeurs au marché. Les
propriétés se vendent au dessus de la valeur municipale. Le
nombre de propriétés à vendre commence à diminuer. Le
nombre d'annonce de bien immobiliers dans les journaux recommencent à
augmenter. Les annonces et pancartes « à vendre par le vendeur
» réapparaissent lentement mais surement. Quelques agents
immobiliers font leur retour sur le marché.
Négociation.
Les
vendeurs sont plus souvent intraitables à la négociation, et avec
raison, car ils obtiennent leur prix demandé. C'est que la demande pour
les propriétés est à la hausse. Ainsi, toute offre d'achat
sous le prix demandé est accueillie avec impatience et parfois
même agressivité. Il n'est pas rare qu'un acheteur se retrouve
dans une situation de surenchère, payant parfois même plus que le
prix initialement demandé afin d'obtenir la propriété de
ses rêves...
Propriétés
à revenus. Les propriétés redeviennent « chères
». À ce stade, il demeure possible de se procurer une
propriété à revenus rentable avec un financement propre de
25 % ou 30 %. Les plus audacieux se lancent dans le « flipping
» de propriétés.
Robert Robillard, MBA, M.Sc.
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